les parcours atypiques
Par Nicolas Herault le lundi 26 novembre 2007, 22:07 - La recherche d'emploi - Lien permanent
Sortir du moule, une chance pour le cadre ? Les recruteurs français affichent une méfiance souvent injustifiée vis-à-vis des candidats aux parcours atypiques. Sur l’Hexagone, le diplôme et une expérience « calibrée » sont considérés comme les critères essentiels de l’embauche. Certains, comme cet ingénieur informaticien qui a passé plusieurs années au Chili, doivent reprendre des études seulement pour obtenir un diplôme qui ne leur apprend rien (« sinon à les faire entrer un peu plus dans un moule »), mais leur ouvre les portes des entreprises françaises. Pourtant, il est fréquent, avec les aléas d’une carrière, de s’écarter plus ou moins du modèle de « CV parfait ». Mais la « frilosité » » des recruteurs français est tenace, comme le déplore Thierry Carlier-Lacour, directeur associé du cabinet de recrutement Humblot-Grant Alexander. Présenter un profil orignal (mais pas « farfelu ») devrait au contraire être un atout. « Que le parcours soit atypique ou non, c’est la réussite que l’on doit rechercher », ajoute Thierry Carlier-Lacour. Et justement, les profils atypiques révèlent souvent « une volonté inexpugnable d’atteindre un but, intérieurement défini avec précision ». C’est cette volonté qui pousse les individus à changer d’environnement pour parvenir à exprimer leur passion à travers leur travail. Selon une étude du CED sur les candidatures atypiques, lorsqu’un cabinet de recrutement en présente dans une liste de candidats, les chances d’aboutir à un recrutement peuvent augmenter de 84 %. Mais paradoxalement, ce sont les profils « normaux » qui ont alors le plus de chances d’être embauchés. (La Tribune, p32, Sylvana Adami, 06/11/2007)





